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Emilia par Karla...

Est-ce qu'il y a des opinions sur ce film, Emilia Pérez écrit par Jacques, le fils de Michel Audiard ? Un drôle de film, bizarre et intéressant grâce à l'actrice trans Karla Sofía Gascón qui porte le film par son puissant charme. Ceci dit, bien qu'encensé, ce film m'a paru un peu bancal, voire ridicule dans sa dimension affirmée de comédie musicale. Et cette histoire du narco trafiquant machiste qui transitionne pour être une femme qui elle combat ce que lui a été. Semble-t-il basé sur des faits réels. Un peu moraliste, cependant encore une fois un film fascinant par Karla, sa personnalité et son charisme ayant convaincu Jacques Audiard de se lancer dans cette improbable aventure. J'ai été scotché d'apprendre que Karla a joué le personnage de Juan, le caïd du cartel qui est devenu Emilia. C'est fort, une trans qui joue le rôle de son passé masculin avec ce côté effrayant. Pas convaincu, mais fortement impressionné par cet OVNI filmique.

Dernière réponse le 11 octobre 2024
2 15

Photo de Djibi
229 km • Homme
a publié ce sujet
Varty
72 •
Perso j ai bien aimée
la_GSF
53 •
J ai beaucoup aimé ce film. Même si il souffre de petites imperfections. Mélanger toutes ces thématiques (transidentité, narcos, comédie musicale) est un projet hyper ambitieux. Audiart, est encore une fois là où on ne l attends pas. Un très bon film sur la rédemption.
Sabrina860
64 •
J'ai vraiment adoré ce film et le fait de mélanges toutes ces intrigues fait que Karla est vraiment dans la société réelle. Ce qui m'a gêné le plus c'est le côté comédie musicale dans une atmosphère grave mais après réflexion ça passe très bien.
Pollipocket
32 •
Magnifique film, mise en scène et sujet incroyables, les 4 actrices sont formidables et ont bien mérité leurs Prix d'interprétation Feminine à Cannes cette année 🤩
66 •
Ah oui, les quatre actrices effectivement. Je croyais trois. Adriana Paz (Epifanía) aussi qui a pourtant un petit rôle. Ils s'enflamment vraiment à Cannes.
Dynah
60 •
J'ai adoré! Malgré le sujet improbable et la mise en scène casse-gueule, le film dégage tellement d'émotion… et les actrices son vraiment épatantes.
LauraBrunette
51 •
J'ai adoré, suis restée scotchée. Bien plus qu'une comédie musicale, j'y vois plutôt un opéra, bien que la musique ne soit pas lyrique. Mais dans le spectacle total, c'est un opéra. Magnifique et surprenant.
KatiaDemetz
58 •
Tellement bien que je me suis endormie 😪
66 •
Tu t'es endormie à quel moment ? 😅
Djibi
66 •
"Abrazos, no balazos" ou "Abrazos e balazos", la difficile équation de Claudia Sheinbaum Pardo, fraîche présidente du Mexique.
Sarah_w
47 •
Bonsoir, Je laisse à chacun.e le soin de pensée si il ou elle a aimé le film (la question des goûts n' appelle pas de débat, car m'approche est éminemment personnelle). Il y a deux autres sujets évoqués dans le post initial qui méritent réflexion. En tant que femme trans, je partage ici mon propre point de vue issu de mon expérience (point de vue partiel et donc partial, merci de le noter) : -> Jouer un rôle masculin. C'est effectivement un véritable tour de force. La confrontation entre une représentation de son passé et son présent peut être effectivement très violente. Carla Gascon Perez mériterait sa palme d'or rien que pour ça, car cela témoigne d'une force de caractère peu commune. -> La rédemption. Ce n'est franchement pas absurde. Une transition fait intervenir un traitement hormonal qui ne se contente pas de modifier le corps, les effets du THS sont bien plus profonds et modifient aussi les modalités de pensée, les schémas réflexifs et la conception du monde ( sans compter la volonté de conformation sociale). Par ailleurs, en "passant la frontière des genres" de manière pérenne, les femmes trans deviennent très conscientes -parce qu'elles les subissent à leur tour - des systèmes oppressifs patriarcaux. Il peut en résulter une profonde révolte, et une certaine culpabilité (voire une culpabilité certaine) : on se rend compte que l'on a contribué au maintien et au développement de ces systèmes oppressifs. Parfois par peur de "se faire topper" ; de laisser comprendre que nous ne sommes pas au clair avec notre identité. Perso je ne me suis jamais considéré (à l'époque) comme misogyne... mais force est de constater que je l'ai été, et ce manière totalement inconsciente😑. Cela me heurte à posteriori, et je suis devenue particulièrement vigilante quant aux questions de sexisme, au point de réagir avec une certaine violence verbale. C'est ma propre rédemption. Et il me semble que celle d'Emilia Perez est finalement très crédible et plausible. A mon sens, c'est un parcours que pourrait sans problème suivre une femme trans sous traitement hormonal qui aurait du mal à assumer ses errements masculins. Bonne nuit.
53 •
❤️, je partage totalement ton analyse sur le côté rédemption du personnage principal
66 •
Bonsoir Sarah, Karla Sofía Gascón a effectivement réalisé un tour de force dans ce rôle dual. C'est cependant l'emploi courant des actrices que d'endosser un rôle troublant, rappelant un passé douloureux ou un avenir redouté, comme par exemple Fanny Ardent dans les jeunes amants, jouant le rôle d'une septuagénaire qui va mourir. Plein de rôles où on se confronte à sa propre tragédie. La rédemption d'Emilia Pérez est un peu paradoxale dans son emprise familiale, j'ai trouvé. C'est comme si le rôle de la tante revêtait un côté justement patriarcal. Je pense que cela a été voulu par le réalisateur. Présenter une femme trans très forte, très campée. En ce sens, sa rédemption serait moins contradictoire que celle que tu décris dans ta réflexion sur une misogynie implicite et tout ce qu'implique ta transition comme plongée dans le monde dominé par le masculin, devenue autre, confrontée à tous ses schémas sexistes. Trouver un chemin entre féminité et féminisme, peut-être. Très content que ce film propulse Karla sur la scène internationale. Bien qu'elle ait porté plainte contre l'extrême droite et cette Marion qui l'a tout simplement traitée d'homme. Elle n'aurait pas pu avoir la palme d'or comme tu dis car cette palme est réservée à un film, cette année Anora qui revisite un conte de fées. Emilia Pérez, le film, a obtenu le troisième prix (celui du jury). Quant à Karla, oscarisée, on peut l'espérer. En tous cas, merci pout ton témoignage si précis et intéressant.
66 •
Petite mise à jour, pas fondamentale mais assez inédite en français qui nous vient des US, à propos des oscars. Jacques Audiard a finalement décidé de ne pas y présenter son film comme un scénario original (au début jugé loin de 'Écoute' de Boris Razon) mais comme un scénario adapté (peur de s'attirer les critiques du WGA, Writes Guild of America ? Surtout, la catégorie scénario adapté présente moins de concurrence, cette année). Il va entrer en compétition comme meilleur film, meilleure direction d'actrices et meilleur scénario. Une première pour Audiard junior qui n'a jamais été nominé aux Oscars. Ce film est présenté comme un 'crime musical'. Un seul film musical jusqu'à maintenant a gagné un oscar pour son scénario adapté : Gigi en 1958. (source en anglais : variety.com)
Djibi
66 •
Pendant qu'on est dans le latino et l'hispanique, une artiste incroyable dont une des vidéos m'a tué d'émotion récemment. J'ai découvert l'incroyable école catalane pour jazz et bosa comme Andrea Motis et ce pianiste définitif qu'est Ignasi Terraza, sous l'impulsion de Joan Chamorro (Sant Andreu Jazz Band). Et cette fois-ci, il s'agit de Rita Payés. La claque ! Je voulais partager cette émotion sans frontière (catalane, Rita connaît bien le Mexique), cette expression d'une délicatesse, cette vibration de son trombone qui vous cause tout en douceur. https://www.youtube.com/watch?v=ZVEeAxeyAPU